Les transhumanistes avides au Covid

Les transhumanistes avides au Covid Bild von Pete Linforth auf Pixabay

Ils pompaient nos data perso à tire larigot, en échange d’une liberté d’expression bankable. Depuis le covid ils pompent nos libertés au nom d’une vision à sens unique. Qui sont ces transhumanistes qui pululent chez Google, Amazon Twitter et autres galaxies?

Les définitions les plus courtes sont les meilleures. C’est l’avocat Reiner Füllmich, bien décidé à faire payer les profiteurs du covid, qui nous la donne: «Les fous de la Silicon Valley». Fous à la manière d’Icare frayant trop près du soleil, les transhumanistes ont vu la Lumière, et depuis lors n’ont cessé de délivrer aux terriens leurs paroles de prophètes.

L’un d’eux se nomme Ray Kurzweil, ingénieur formé au MIT, directeur technique de Google et auteur de 27 grandioses prédictions:

  • 2038: L’apparition de personnes robotisées, dotées d’une intelligence supplémentaire et de divers implants optionnels.
  • 2042: Premier pas vers l’immortalité.
  • 2044: Intelligence non-biologique des milliards de fois plus intelligente que l’homologue biologique.

Il n’est pas seul à surfer sur la «Singularité» promise en 2045, moment où la terre s’arrêtera de tourner pour laisser l’homme graviter autour du Grand Ordinateur, duquel mouvements et pensées seront traqués et compulsés à tout instant. En 2009, Peter Thiel, fondateur de PayPal et investisseur de FaceBook, redoutait «le scénario le plus dangereux, que la Singularité ne se produise trop tard»; visiblement rassuré, il voit la crise Covid

«de cette année comme ce grand tournant, qui marque la première année du XXIe siècle. C'est l'année où la nouvelle économie remplace en fait la vieille économie».

Difficile de dissocier les différents courants transhumanistes, mélanges de philosophies à teneur religieuse, mystique ou apocalyptique, parfois portées par d’authentiques idéologues, des logiques industrielles, technologiques et capitalistiques, qui ne sauraient se passer de la stratégie marketing offensive et invasive dont le transhumanisme est le parangon.

Nous avons des théoriciens comme le philosophe suédois Nick Bostrom, dont l’approche se condense en une phrase:

«Le transhumanisme apparaît comme la plus prometteuse alternative aux systèmes éthiques conservateurs, qui considèrent la nature humaine comme quelque chose qui ne peut ou ne doit pas être changée, une attitude de plus en plus en tension avec les possibilités technologiques et le désir légitime des gens d'en bénéficier».

C’est le désir des députés français qui s’est exprimé lors du vote nocturne de la «loi bioéthique» en juillet 2020, ouvrant la boite de Pandore aux bricoleurs de génomes, embryions et autres chimères.
Fort de son travail de prospection avec les chercheurs en intelligence artificielle (IA), il écrit le best-seller Superintelligence, où il passe en revue les stratagèmes pour doter l’IA d’une réelle capacité créatrice. Nick Boström insiste sur les dangers cataclysmiques d’une IA autonome hors contrôle, mais sa quête se termine par un aveu d’échec implicite : la créativité est indissociable de la conscience humaine, la science ne comprend rien à cette conscience, elle n’est donc pas en mesure (et ne le sera peut-être jamais) de la répliquer, ni même de la singer, en langage machine.

Admiratif du travail de Bostrom, le pragmatique Elon Musk ne s’embarrasse pas d’éthique, fut-elle sans limites. Sa filiale Neuralinks ambitionne d’interfacer le cerveau humain avec des puces électroniques, selon une logique confondante:

«Pour éviter de devenir des singes, les humains doivent se fondre avec la machine».

Dans l’univers transhumaniste, la compétition qui prévalait entre les humains ou les entreprises, se mue en compétition entre l’homme et la machine, de laquelle une seule issue est possible: la fusion de l’homme avec la machine, puisque les prophètes proclament la suprématie de cette dernière dans un avenir proche. Attention, Ray Kurzweil n’annonce qu’une «intelligence non-biologique des milliards de fois plus intelligente…», il se garde bien d’affirmer que cette intelligence serait en qualité supérieure à la nôtre, il se tient prudemment dans le domaine quantitatif. Il ne s’engage pas sur une intelligence capable de développer des concepts nouveaux, de faire avancer la science analytique. Il vend des kopeks au prix d’un Louis d’or.

Il n’en demeure pas moins que l’agenda des prédictions auto-réalisatrices est d’une extrême densité. Il répond aux besoins et désirs d’extension de l’ensemble de l’industrie high-tech, mais aussi de l’industrie pharmaceutique, indispensable pour mener à bien les projets de manipulations génétiques ou d’implants corporels. Une puissance colossale en finance et en matière grise est donc mise à contribution pour forcer l’adaptation de la société et de l’économie à leurs contraintes.

La déflagration covidienne est pour ce milieu une formidable opportunité -- distanciation rime avec numérisation --, et les vitrines du net, Yahoo, Twitter et Facebook principalement, pratiquent une censure massive à l’encontre de celles et ceux qui luttent contre les mesures liberticides et arbitraires, élevant le statut des recommandations de l’OMS, dépendante des fondations Bill&Melinda Gates et Rockefeller, au rang de commandements divins, à commencer par le sacro-saint confinement, lock-down, verrouillage, eindämmung.

Le plus ignare des lecteurs de courbes de mortalité a compris que les verrouillages répondent au principe des vases communicants, avec effet retard. Les régions épargnées à la première flambée covid, ont subi le contre coup à la deuxième, et inversement: New York et Paris ont tout juste senti passer le virus automnal, il y avait déjà circulé en hiver. Toute épidémie épuise son potentiel avec le temps, seul un scientiste ou un transhumaniste peut imaginer dompter ainsi la nature. De deux choses l’une: soit les promoteurs du surhomme sont des abrutis finis, soit ils tablent sur un gel économique assez long pour couler les artisans et les petits entrepreneurs, afin d’en réintégrer les éléments profitables dans des mégastructures industrielles, avec automatisation et uniformisation des chaines de production et d’approvisionnement. La «nouvelle économie» chérie par Peter Thiel, c’est cela: l’emprise du modèle industriel sur toute l’activité économique, préalable au cyber-contrôle monopolistique. Mais c’est bien plus encore.

Si les plans de Ray Kurzweil ont des allures de sciences fiction, avec des chances de «succès» relatives, la tournure des évènements indique que les apprentis-sorciers mèneront leurs projets, quoi qu’il en coûte.

  • 2025: Grand marché de gadgets-implants.
  • 2036: Reprogrammer les cellules pour guérir des maladies.
  • 2039: Nano-véhicules directement implantés dans le cerveau.

La reconfiguration et l’hybridation physique d’une partie des humains suppose une véritable rupture anthropologique. C’est un préalable pour qu’une masse d’individus en bonne santé acceptent l’intrusion de matériaux étrangers dans leur corps, au nom d’un idéal, d’une soit disant nécessité, d’une nouvelle norme sociale. Pour que ces technologies soient envisageables dans 20 ans, de nombreuses expériences ratées auront été effectuées bien avant.

On peut douter que les sujets humains de ces essais soient tous volontaires, des réseaux maffieux ou paraétatiques pourraient bien fournir la marchandise.

Dans un deuxième temps, les transhumanistes auront besoin d’un consentement étendu de la population pour se prêter aux «améliorations» touchant à leur intégrité individuelle. Les parents (si le concept familial perdure) devront être enclins à recevoir une progéniture obtenue à partir de gamètes génétiquement modifiées, ravivant le vieux rêve eugéniste interrompu à la chute du IIIème Reich, et plus tard au Royaume de Suède. Plus douloureuse est la question des implants électroniques, qui requièrent de préférence le consentement du sujet lui-même. Les enfants de 2020 auront alors de 20 à 35 ans, l’âge idéal. Le trauma de la présence prolongée d’un ennemi invisible, le covid, vécu par procuration via la peur des parents et des adultes, des messages anxiogènes et menaçants entendus à la télé, dans les trains, transports et les conversations, constitue un parfait conditionnement initial.

L’esprit de discipline inculqué par l’exemple des parents réglés au métronome, par l’application de la «distanciation sociale», du port du masque dans la rue et à l’école, la méfiance de l’autre (l’infecté présumé), les rappels incessants («mets ton masque sur le nez ou t’auras une heure de colle!»), les inconvénients ou souffrances endurés (mal de tête, problèmes de concentration)… le trauma et la discipline, nés en partie de l’arbitraire, inscrits dans le cerveau malléable des petits, sera une base très utile pour les prochaines étapes de conditionnement. Il sera ainsi bien plus aisé de trouver des volontaires pour toutes sortes d’expérimentations, par incitations positives ou négatives, selon.

Les adultes ont obtempéré au-delà de toute attente. Peur du covid, peur des amendes, culpabilisation, désorientation, ils ont répondu collectivement sur un temps long, à des injonctions de caractère arbitraire croissant au fur et à mesure que les preuves de leur utilité n’étaient ni données ni recherchées par les autorités. Ce test grandeur nature, particulièrement réussi en France, a dû ravir les transhumanistes de tout poil et les autoritaristes de toutes obédiences.

Le point d’orgue du covid est bien sûr la vaccination à grande échelle, avec des produits expérimentaux de la famille des thérapies géniques, des protocoles de tests raccourcis et amputés, sous fond d’informations contradictoires distillées avec cynisme, comme si les instigateurs se jouaient de nous, jaugeaient nos capacités de réaction individuelles et collectives:

  • C’est un vaccin, oui, mais on ne sait pas s’il freinera la contagion. Et faudra garder les masques. Mais c’est un vaccin.
  • Il est prévu pour deux injections, et soudain les anglais décident d’espacer de plusieurs mois les injections. On verra bien ce que ça donne à la deuxième, quand le virus aura bien muté, et pour la première, c’est mieux que rien, non?
  • 3150 arrêts de travail ou d’activité aux États-Unis annoncés par la CDC (Center for Disease Control), 2,8% du premier lot de vaccinés, nous n’en saurons pas plus.
  • Un agent bioluminescent dans la mixture Pfizer, sans plus de commentaires, pour faire beau sans doute.
  • Des traitements précoces qui n’ont jamais intéressé les autorités, dès le début de la «guerre», des simples antibiotiques avec Zinc, jusqu’à l’Ivermectine qui aurait dû faire sauter de joie tout bon Ministre de la Santé. Ce n’est pas le «vaccin». Circulez, y’a rien à voir.
  • Une vaccination qui n’a aucune raison d’être généralisée, puisque la population en danger est en gros celle de la grippe. Peu importe, on inocule la terre entière.

Deux hypothèses:

  • Finalité de l’expérimentation de psychologie des masses (hypothèse) : Confrontés à l’irrationnel et à l’arbitraire, vont-ils se révolter? Refuser le vaccin? Faire valoir leurs droits au consentement libre et éclairé? Se rappeler du Code de Nuremberg? Où ça? Qui ça? Analyse sociologique des big data…?
  • L’expérimentation physique: analyse à posteriori des effets indésirables, évaluation des risques de recombinaisons virales?… Faire avancer la «science» sur le dos des populations, en somme?

L’aspect psychique intéresse au premier chef les transhumanistes. L’historien Yuval Noah Harari, adoubé par Bill Gates et Zuckerberg pour son essai Homo Deus, véhicule une théorie selon laquelle le libre arbitre n’existe pas, pour une obscure raison comme quoi, si les atomes des neurones obéissent à des lois quantiques, ce n’est pas l’homme qui fait ses choix, c’est l’aléatoire atomique. L’argumentaire scientiste est sans intérêt, mais il est légitime de se demander jusqu’à quel point les gens ne préfèrent pas se fier à une instance supérieure, plutôt que de se fatiguer à exercer leur liberté de penser et d’agir. Le résultat n’est pas glorieux, au vu de l’année passée. La coercition, les corruptions et crédulités en tout genre expliquent le reste.

Les idéologues comblent les espaces. Lorsque le singulariste Peter Thiel créé la société Palantir, les Twin Tours fument encore, internet explose, et le carburant de la peur alimente les velléités de surveillance. Le Home Office américain est forcément intéressé par l’idée de scanner les champs de données circulant sur le net, avec de puissants algorithmes, afin d’identifier des comportements suspects ou singuliers; Palantir fait la moitié de son business avec les agences gouvernementales.

L’analyse comportementale et le contrôle panoptique cher à Big Brother, ils ont ça dans la peau, les transhumanistes. C’est aussi ça, la «nouvelle économie»: l’instauration lucrative d’un modèle totalitaire.

Reste à savoir si les élites technocratiques ne vont pas mettre la planète dedans, en même temps que la démocratie, le libre arbitre, et eux-mêmes par la même occasion. Car leur proposition étriquée consiste à tout miser sur l’accélération industrielle et technologique, avec à sa remorque les scientifiques. Un monde ultra gourmand en matériaux et en énergie, avec une 5G Big Brother énergivore, un monde entropique en renouvellement constant, et des véhicules sans chauffeur remplaçant les SUV obsolètes avant l’heure. Un monde sur-automatisé, donc peuplé d’inactifs ou d’«inutiles», dont la pérennité risque de n’être assurée que par une réduction drastique de la population.

Avec un pari fou axé sur l’avènement d’une superintelligence hasardeuse, censée remplacer les intelligences humaines, tout en les mettant en péril par l’appauvrissement de leur diversité, acuité et créativité, précipitant l’effondrement des sociétés, des cultures, de l’éducation pour tous et de l’éthique scientifique, de l’éthique tout court.

Les prophètes du covid promettent des vagues infinies -- les comparses transhumanistes proclament la fin d’un monde aux allures…

… de fin du monde.

 


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